Voici la copie du mail que j'ai envoyé hier soir.  

Père, 

Après lecture du mail que vous a envoyé Jean-Pierre, je crois urgent que vous réagissiez en droit positif, c'est à dire qu'une enquête soit diligentée et que les témoins et plaignants soient entendus (ou lus) par une commission aussi discrète que qualifiée. Non seulement lumière doit être faite mais une position publique exprimée, parce que c'est la Compagnie de Jésus qui est en cause puisque c'est elle qui a mis en relation le Père incriminé avec les enfants qui, 50 ans après, révèlent leur souffrance.

Deux choses à éviter absolument: 

1. Invoquer la prescription puisque, même si le Père est décédé, la Compagnie de Jésus, elle, existe toujours ainsi que l'établissement d'enseignement dont elle avait la charge à l'époque des faits; 

2. Se réfugier dans les paroles lénifiantes du genre "Pardonnons", "Aimons nous les uns les autres": les victimes ne sont pas coupables et les faits relèvent de la vie de la société civile. 

J'espère que vous comprendrez mon intervention qui ne se veut pas agressive, mais qui se veut ferme. Jean Pierre et les camarades en cause ont tout mon soutien: faites en sorte que ces tristes événements ne deviennent pas une affaire. Personne n'y gagnerait et certainement pas la Compagnie de Jésus.