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Paris, le 22 juin 2011 

Le Provincial de France

de la Compagnie de Jésus

 

Mr JP. MARTIN-VALLAS

486 rue du P H Roseau

34070 MONTPELLIER

 

Monsieur, 

J'ai bien reçu votre courrier du 10 juin. Je regrette fortement le retard que je prends dans cette affaire que, croyez-le, je ne souhaite pas enterrer. Mais si le jésuite que je choisis comme responsable de la commission à venir est désigné, je rencontre quelques difficultés à constituer ce groupe avec des personnes dégagées a priori de tout risque de lien avec les institutions ou personnes qui pourraient être concernées et également en mesure de présenter quelques compétences tant juridiques que psychologiques précieuses pour que ce qui sera réalisé assure I'attention nécessaire aux victimes et conduise, lorsque cela est possible, à la mise en route des démarches qui s'imposent. Je rappelle que pour moi cette commission est constituée à I'occasion de I'affaire regrettable qui nous occupe mais aura pour mission d'être disponible au cas où d'autres affaires seraient soulevées. Par ailleurs, je dois reconnaître que les divers déplacements qui ont été les miens au long de l'année, la nécessité par ailleurs d'avancer en connaissance de cause de ce qui est également recherché tant dans d'autres endroits de la Compagnie que dans d'autres lieux de l'Eglise de France contribuent fortement à ce retard.

Vous m'exprimez la demande de consulter le dossier du Père Lamande. Sachez que s'il y avait dans nos archives un dossier qui apportait quelque éclaircissement sur la question je vous aurais fait part des informations qui auraient permis d'éclaircir ce qui s'est passé. Or je ne dispose de rien sur ces attitudes du Père Lamande.

Concernant le départ du Père Lamande du collège, d'après nos catalogues il a effectivement quitté l'établissement à l'été 1977. Je n'ai pas dé trace non plus de raisons particulières ayant pu provoquer un départ précipité, départ qui a eu lieu vers un âge (70 ans accomplis) où il n'était pas systématique de quitter un établissement scolaire mais où cela arrivait cependant également. Je relève par ailleurs, que le Père a alors été envoyé en communauté rue de Grenelle, soit donc toujours sur la ville de Paris ; j'aurais tendance à penser - mais je reconnais que ce ne sont que suppositions - qu'un départ pour des raisons graves connues aurait conduit à un éloignement plus important. 

Prévoyant de vous recontacter courant septembre pour aboutir sur les instances en cours d'élaboration, je vous prie de ne pas considérer mes retards comme un désintérêt pour ce qui vous a, vous et les autres personnes victimes, blessé dans votre histoire de manière illégitime et inacceptable. 

Avec mes salutations cordiales et I'assurance de ma prière tournée vers le Christ qui ne cesse de guérir et sauver les êtres que nous sommes.

 

 

Père Jean-Yves GRENET, sj