Bonjour Jean-Pierre,

Je soutiens pleinement ta démarche et admire ta persévérance face à des interlocuteurs qui se serrent les coudes pour défendre "l'honneur" de Franklin et de la Compagnie de Jésus. Ils ne font que jouer la montre en espérant que tu abandonnes ton combat. Le père Lamy te souhaite de "garder la paix intérieure", encore faudrait-il que tu l'acquières ! D'autres jugent que la mort du père Lamande clôt définitivement le dossier. Toi, tu es toujours vivant, mais c'est visiblement sans importance pour eux.
J'ai été élève du petit collège de 1970 à 1975. Je me souviens bien du père Lamande et de son train électrique. Je n'ai aucun souvenir d'un quelconque geste déplacé de sa part. En revanche, je me rappelle une scène avec le surveillant de l'époque, Olivier de Postel - dont certains témoignages sur ce blog rappellent la proximité avec le père Lamande : j'étais arrivé en retard en classe, j'étais dans le couloir, il m'a dit quelque chose (pour me rassurer, sans doute) puis m'a embrassé sur les lèvres. Je devais avoir 8 ans environ. Sur le coup, j'ai dû trouver ça "bizarre" mais pas "grave". Je ne pense pas en avoir parlé à des adultes ou des copains de classe. En tout cas, malgré une mémoire plutôt déficiente, je me souviens bien de cette scène.
J'ai un autre souvenir, plus flou celui-là. Je suis retourné au petit collège des années plus tard (probablement après mon bac, passé en 1982). J'ai retrouvé une de mes profs - dont je ne souhaite pas dévoiler le nom ici - qui m'a expliqué que Lamande et Postel, les deux "compères" (ou une expression dans le genre), avaient été virés pour des histoires de moeurs (sans plus de précisions).
Voilà, Jean-Pierre, je ne sais pas si ce témoignage peut t'être utile. J'accepte qu'il soit rendu public et signé sur ton blog. N'hésite pas à me contacter si tu le souhaites. Tu peux compter sur mon soutien.

Grégoire Ader (promo 82)