Suite à mon appel de ce jour, je me permets de vous livrer le témoignage suivant, en rapport avec l'éviction du Père Lamande, du "petit collège".
Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour le travail que vous avez fourni et l'opiniâtreté avec laquelle vous avez secoué la hiérarchie ecclésiastique et celle propre aux jésuites.
Le vérité est une nécessité pour qu'au moins, si cela devait se reproduire ici ou ailleurs, des faits comparables soient traités avec sérieux et non pas enterrés pendant des décennies, laissant les coupables assouvir leurs déviances ! 
Né en 1968, élève de la 12ème à la 5ème (probablement entre 1974 et 1982) avec un redoublement en 8ème, j'étais élève au "petit collège" durant les dernières années de présence du Père Lamande et du Surveillant Général M.de Postel, personnage très limite...
Je crois l'avoir eu comme aumônier lorsque j'ai fait ma première communion, néanmoins lorsque j'étais en 9ème ou 8ème, il s'est retrouvé éloigné des élèves pour ne plus avoir de fonction officielle. Cependant, il continuait à être présent dans les locaux et il m'est arrivé une ou deux fois d'être récupéré par lui, lorsque j'avais été mis à la porte et j'ai le souvenir qu'il m'avait montré son fameux train, peut-être étions nous plusieurs exclus...
En revanche, son départ a été assez brutal, je revois la structure du train électrique qui avait été cassée et déposée pendant plusieurs jours devant les marches de son bureau, en sous sol et M.de Postel qui passait devant en se tenant la tête et se masquant les yeux lorsqu'il nous emmenait déjeuner à la cantine du "grand collège". Le Surveillant de Postel nous avait fait part, selon ses dires, de l'attitude ignoble que la hiérarchie avait eu vis à vis du Père Lamande et qu'il avait été "mis dehors comme un malpropre".
De mon côté et dans ma famille, nous n'avons jamais entendu parler d'un problème de pédophilie expliquant son départ, je pensais qu'il avait atteint l'âge de la retraite et qu'aimant tellement son collège, il n'arrivait pas à nous quitter. Innocente jeunesse !
En revanche, celui qui était très limite, en particulier avec moi était le surveillant M.de Postel qui me faisait venir dans son bureau, m'appelant "Ma chérie", me demandant de venir dans ses bras, me serrant longuement, insistant pour savoir si je l'aimais et voulant que je l'embrasse sur la joue, en échange il me gratifiait pour ces "marques d'affection", des "cadeaux" qu'il avait piqué aux autres élèves durant ses inspections des sacs et ses surveillances de récréation.  
Sinon, les personnels enseignants ou autre qui étaient en place à cette époque et qui pourraient vous éclairer sur les circonstances connues et exactes du départ du Père étaient :
Enseignants : Madame PANNIER (7ème), 8ème je n'ai plus de souvenir (peut-être Madame FICHET), Madame LANVIN (9ème), Madame OFFERBERY (10ème), Madame PINTARD (11ème).
Directrice : Madame de FOLLIN, assistée de Madame BIEN AIMEE.
Il y a avait effectivement un couple de gardien dont la femme faisait office d'infirmière.
Et une femme qui faisait officie de surveillante Madame CROUTSE. 
Je vous souhaite bon courage pour la suite de cette enquête, je crois qu'aujourd'hui, avec le relai médiatique qui vient de se faire, les jésuites devront fournir des réponses aux victimes, car je suis persuadé, avec mon regard d'adulte et d'enquêteur privé qui a un peu perdu ses illusions sur la bonté humaine, qu'ils étaient au courant des ces agissements. Il n'était pas et il n'est pas dans les habitudes de cette confrérie de prendre des mesures radicales sans raison majeure. 
Je suis à votre disposition pour toute aide complémentaire et je crois qu'entre anciens on se tutoie, alors je t'adresse tous mes vœux de réussite dans ton entreprise de vérité. 
Bien à toi,