Bonjour,

je vous remercie de votre réponse circonstanciée.

J'ai parlé 2 fois à Debains, il y a 7 ans ; il dit n'avoir été au courant de rien !

Je vais chercher à joindre de Follins.

Il est exact que maintenant ( depuis début 2016) je cherche le rapport de force. Au bout de 6 ans de tentatives de dialogue avec la direction des Jésuites, j'ai fait le constat qu'il n'y avait en eux qu'hypocrisie et mensonges, et la pression médiatique est la seule chose qui les fassent bouger ; et encore ; un pas en avant suivi de deux en arrière !

Vous pouvez tout savoir sur mon combat avec eux sur mon site : franklin2.canalblog.com

Cordialement

JPMV

 

Bonjour Monsieur, 

J’ai fréquenté le petit collège de la classe de 10e à la 7e, soit de septembre 1975 à juin 1979.

Je me souviens très bien du Père Lamande dont je garde un très bon souvenir, en particulier ses récits commentés de l’ancien testament particulièrement vivants et son fameux train électrique au sous-sol du bâtiment aujourd’hui disparu.

En dépit de l’innocence propre à cet âge qui pourrait faire en sorte que certaines attitudes ne m’aient pas alerté, je n’ai pour ma part jamais constaté quoi que ce soit de répréhensible dans l’attitude du Père Lamande.

Le départ du Père Lamande en 1977 n’a pas fait l’objet de commentaires particuliers dans la mesure où les Jésuites changent souvent d’affectation. Il n’y avait rien d’anormal à cela, me semble-t-il, et je n’ai pas de souvenir que cela ait suscité d’inquiétude particulière (sauf pour le devenir de son train électrique).

Le regard des adultes de cette époque est peut-être différent, soit parce qu’ils auraient eux-mêmes constaté quelque chose, soit parce qu’ils auraient été témoins de plaintes de la part d’élèves ou transmises par leurs parents.

Comme adultes de cette époque encore en vie, il y a peut-être la directrice, Elisabeth de Follin, et certainement le Père Debains, 95 ans mais toujours assez en forme et qui vit dans la communauté jésuite de Vanves.

Il est probable que ces deux personnes aient déjà été interrogées.

Je comprends volontiers votre recherche de la vérité ainsi que le travail de mémoire nécessaire pour que les souffrances que vous avez subies puissent être atténuées.

Cependant, la publicité que vous en faîtes (je pense notamment à un reportage radio sur France Info, sorti par cette station à un moment particulièrement opportun, comme si l’affaire était nouvelle, alors que vous aviez alerté un certain nombre d’anciens depuis de nombreuses années) donne l’impression que vous recherchez le rapport de force pour faire éclater une vérité qui serait dissimulée.

Or, vous savez sans doute que l’attitude de l’Eglise est caractérisée par une grande prudence, que ce soit pour canoniser quelqu’un qui aurait été touché par la grâce, ou avant de condamner qui que ce soit, et de surcroît publiquement.

C’est pourquoi les méthodes que vous employez risquent, me semble-t-il, d’entraîner une certaine prudence à votre égard, dans la mesure où tel ou tel aveux que vous pourriez obtenir d’un témoin de l’époque courrait le risque de se retrouver rapidement exposé dans la sphère publique.

Pour terminer sur une note positive, il faut reconnaître que les différentes polémiques sur ce sujet (même si certaines ont été à charge, comme par exemple vis-à-vis du Cardinal Barbarin) ont certainement permis à l’Eglise d’avoir un discours beaucoup plus net sur ces questions, en espérant que cela débouche sur une plus grande vigilance de tous, à commencer par ceux qui se sentant des tendances pédophiles veillent à se tenir ou soient tenus éloignés de tels publics. 

Bien cordialement.